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Alma Consulting Group

Crise :
quelles solutions pour les sociétés de biotech ?

Date : 13 octobre 2009
Intervenants : Abbas DJOBO, Directeur du pôle Innovation, Alma Consulting Group
Amaury MARTIN, Expert projets en partenariat de Recherche & Innovation, Alma Consulting Group
  Anne-Catherine JOUANNEAU, Dirigeante, BioValue, Paris
  Denis LUCQUIN, Président et partenaire-associé, Sofinnova Partners, Paris
  Jean-Bernard BORFIGA, Directeur, Direction de la coopération scientifique et du Business Development, Laboratoires Servier, Neuilly-sur-Seine
Grand témoin : Monsieur MASSIOT, Directeur Scientifique Adjoint en Chimie organique et supramoléculaire, Chimie du vivant et pour le vivant, CNRS


Les besoins financiers des entreprises de biotechnologie ont toujours été élevés et trouver des sources de financement a toujours été une tache difficile. La crise n’arrange rien !!! Sur fond de pénurie de financement, les entreprises devront faire preuve de créativité et s’inventer de nouveaux modèles de financement.
Quelles solutions les entreprises de biotechnologie pourront-elles mettre en œuvre pour poursuivre leur croissance ?

 


Les aides publiques, regain d’intérêt en temps de crise

Abbas DJOBO,
Directeur du pôle Innovation, Alma Consulting Group
Amaury MARTIN,
Expert projets en partenariat de Recherche & Innovation, Alma Consulting Group

Miser sur la Recherche et le Développement (R&D), tel est le choix fait par de nombreuses entreprises pour renforcer leur compétitivité et surmonter la crise économique actuelle. Pour celles qui en sont convaincues, faut-il encore avoir la capacité financière pour s’inscrire pleinement dans cette démarche. C’est pourquoi, les pouvoirs publics, en France et en Europe, encouragent les entreprises à adopter cette démarche vertueuse qui consiste à investir dans la R&D.

Ainsi, il existe 2 principaux types de financements pour soutenir la Recherche & l’Innovation (R&I) : D’une part, le cofinancement public de projets de R&I à travers les aides directes (subventions). D’autre part, des mesures incitatives de financement indirect des activités de R&D au niveau fiscal et social (aides indirectes)

Il est difficile pour les entrepreneurs de s’y retrouver dans le dédale des instruments existants. C’est pourquoi, M. Abbas Djobo, Directeur du pôle Innovation et M. Amaury Martin, Expert projets en partenariat de Recherche & Innovation, vous proposent de vous dresser un panorama des principales aides publiques à l’innovation afin de vous permettre d’identifier et mettre en œuvre celles qui répondent aux besoins de votre entreprise.

 


Réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en faveur de l’investissement en capital dans les PME : Quelles applications aux JEI en Biotechnologies ?

Anne-Catherine JOUANNEAU,
Dirigeante, BioValue, Par

Après un bref historique de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (loi n°2007-1223 du 21 août 2007) et une analyse assez approfondie de l’instruction 7 S-3-08 N° 41 du 11 AVRIL 2008 portant sur le nouveau dispositif de réduction de la cotisation d’impôt sur la fortune (ISF), des modes d’investissement, des conditions d’éligibilité des PME et des obligations déclaratives, Anne-Catherine JOUANNEAU vous présente, grâce à des cas concrets, sa démarche personnelle dans l’application de ce dispositif aux financements d’amorçage de sociétés de biotechnologie en 2008 et 2009 et les conclusions qu’on peut tirer de cette démarche.

 


Questions du public


 

Le capital risque dans la crise : quel scenario privilégier ?

Denis LUCQUIN,
Président et partenaire-associé, Sofinnova Partners, Paris

En période de crise, le capital risque se heurte à plusieurs problèmes : la levée de nouveaux fonds est devenue difficile, les sorties sont rares, et les refinancements difficiles. Par conséquent, les nouveaux investissements sont plus rares et les investisseurs doivent adapter leur comportement.
Privilégier des projets moins risqués ?
Se focaliser sur les refinancements ?
Ou profiter de la léthargie générale pour investir à contre cycle ?
Quelques enseignements vécus issus de l’expérience récente de Sofinnova Partners.

 


Le Business Development face à la crise actuelle

Jean-Bernard BORFIGA,
Directeur, Direction de la coopération scientifique et du Business Development, Laboratoires Servier, Neuilly-sur-Seine

D’après divers analystes, l'industrie pharmaceutique n'est pas très touchée par la crise financière. Elle connait néanmoins une crise sectorielle spécifique qui découle entre autres, la concurrence des génériques, du manque d'innovation, des difficultés accrues de mise sur le marché de nouveaux médicaments ainsi que d'autres facteurs spécifiques à cette industrie comme l’obtention de remboursement ou la fixation des prix des médicaments. Un article de Business Monitor International (BMI) mentionne que Pfizer et J&J, à titre d'exemples, ont enregistré une baisse marginale de leur chiffre d'affaires en 2008 (- 0,2% et - 1,2% respectivement). BMI démontre du reste que la plupart des baisses est due à la perte de brevets sur les médicaments aux États-Unis. Par ailleurs, les entreprises pharmaceutiques de moyennes tailles non cotées en bourse ne sont pas touchées par le désastre financier.
Les entreprises de biotechnologie quant à elles ont souffert plus sévèrement. Selon Bloomberg.com, la crise a engendré un nombre de faillites sans précédent d'autres sont à craindre dans un avenir proche. Le New York Times, précise que beaucoup d’entre-elles ont maintenant moins d'un an de la trésorerie (source Rodman & Renshaw)". En ce temps de crise, l’enjeu majeur des entreprises de biotechnologie est donc, bien entendu, de se procurer des liquidités. Selon Burrill&Co, les fonds levés cette année par les entreprises de biotechnologie ont chuté de 9,7 milliards de dollars ou de 54% par rapport à la même période en 2007. Une solution ? : Signer plus d’accords "pharma-biotech".
En misant sur les accords, les entreprises pharmaceutiques à la recherche d’innovation pourront ainsi permettre aux biotech de survivre mais dans ce contexte de crise mais pour réussir, elles devront changer de philosophie et devenir de vrais partenaires et non des prédateurs.

 


Questions du public

 

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