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Recherche Clinique : pivot de la Médecine Translationnelle
Date : Mardi 18 mai 2010
La médecine translationnelle est le lien entre la recherche fondamentale et la recherche clinique. Cette discipline en plein essor, vise à combler la différence qui existe entre les connaissances académiques, qui sont exponentielles, et les applications thérapeutiques, qui progressent certes, mais plus lentement.
Cette session des Transversales santé permettra de mieux comprendre cette discipline à partir d’exemples concrets en Neuropsychiatrie et en Cancérologie.
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| Partie 1 : |
Recherche translationnelle et psychotropes |
| Intervenant |
François Ménard, Senior Medical Director, Recherche Clinique Internationale, Laboratoire Lundbeck |
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La recherche dans le domaine des neurosciences a été particulièrement fructueuse au cours des dernières décennies, permettant de mieux cerner la physiologie du système nerveux central. Les hypothèses générées par ces découvertes n’ont toutefois pas toujours permis de comprendre suffisamment les dysfonctionnements qui président à la survenue des maladies neurologiques ou psychiatriques et se traduire en progrès thérapeutiques. La recherche translationnelle, qui vise à mieux traduire les découvertes scientifiques fondamentales en applications thérapeutiques, permet d’établir un lien entre la ‘paillasse’ des chercheurs et le malade (bench-to-bedside).
Dans le domaine des neurosciences, l’objectif est d’identifier des marqueurs des maladies mentales ou neurologiques, qu’il s’agisse de marqueurs biologiques, génétiques ou d’imagerie. Outre la mise au point de nouveaux modèles de la maladie chez l’animal d’expérience, on peut envisager de sélectionner des sous-groupes de malades répondant spécifiquement à un type de médicament. Le développement de psychotropes mieux ciblés sur une maladie ou sur un symptôme commun à plusieurs maladies permettra de ‘personnaliser’ les traitements au vu des caractéristiques individuelles du patient. |
| Partie 2 :
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Neurosciences cognitives et pharmacologie : un enjeu pour la comprehension des troubles neuropsychiatriques et l'innovation therapeutique |
| Intervenant |
Raphaël Gaillard, Research associate, Brain Mapping Unit, University of Cambridge |
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Les neurosciences cognitives conjuguent la modélisation des fonctions psychiques et la détermination des bases neurales de ces fonctions grâce à l'imagerie cérébrale. Certaines modulations pharmacologiques chez le sujet sain permettent désormais d’intégrer les propriétés cellulaires voire moléculaires, par exemple au niveau de la synapse faisant l'objet de ces modulations. Nous montrerons comment cette nouvelle approche enrichit la compréhension des troubles neuropsychiatriques et peut guider l'innovation thérapeutique. Nous formulons l'hypothèse que cette approche permet mieux que ne le pouvaient les modèles animaux d'étudier chez l'homme des phénomènes aussi complexes que les conduites addictives, la dépression ou le délire. |
| Partie 3 : |
Innovations Thérapeutiques en Cancérologie |
| Intervenant |
Eric Angevin, Directeur adjoint de la Recherche Clinique et Translationnelle, Institut de Cancérologie Gustave Roussy, Villejuif |
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Dans le monde, près de 800 molécules innovantes, potentiellement prometteuses de futurs médicaments anticancéreux, sont en cours d’évaluation dans le cadre d’études cliniques qui vont de la phase I à la phase III. Les avancées majeures sur la biologie des cancers, du génome humain, des biotechnologies ont permis depuis une décennie l’identification d’anomalies moléculaires, dont certaines sont directement responsables de la carcinogénèse ou de la progression tumorale. Une majorité des nouvelles molécules en développement ont pour cibles ces anomalies et permettent maintenant d’envisager des traitements « personnalisés » des cancers, dont la classification peut être maintenant revue sur des bases biologiques pertinentes et non plus seulement sur des bases histopathologiques. |
| Partie 4 : |
Exemple de l'initiative CREMEC et Cancer colorectal |
| Intervenant |
Grégoire Prévost , Oncology Research, Directeur, IPSEN |
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Malgré les progrès constants dans la lutte contre le cancer, le cancer colorectal reste un problème majeur de santé publique. Le cancer colorectal est un terme générique lié à la localisation primaire de la tumeur mais qui en réalité recouvre des tumeurs très différentes par leurs phénotypes et leurs génotypes. Ces différences font le support biologique des mécanismes de résistance des tumeurs aux traitements actuels.
Pour développer de nouveaux médicaments, il est impératif de développer de nouveaux modèles expérimentaux qui vont refléter cette diversité des tumeurs présentes chez les patients.
Aujourd’hui, l’initiative CREMEC a permis l’émergence d’une large collection de modèles de tumeurs colorectales humaines représentant cette diversité de la pathologie. Cette collection représentant un outil sans précédent a déjà permis l’initiation de nouveaux programmes de recherche pour identifier de nouvelles molécules. |
| Grand témoin |
Pr. Michel Aubier |
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PU-PH, Chef du service de Pneumologie de l'hôpital Bichat, Paris.
Coordinateur du CIC de l'hôpital Bichat, Paris.
Chercheur à l'INSERM (U700) "Physiopathologie et épidémiologie de l'insuffisance respiratoire" |
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